ISCAE – Oraux Réponse

Préparation aux Oraux

Un des immenses travers des candidats est de cesser complètement de travailler après les écrits ; cela est d’autant plus mal vu de leur part que la réussite de l’entretien requiert un long travail de préparation tactique. Celui-ci nécessite non seulement une réflexion importante, mais également le temps de faire mûrir cette réflexion afin de l’étoffer, et de préparer des réponses réfléchies à donner aux jurys.

Ce qui suit a pour objectif de vous faire découvrir le fonctionnement des épreuves orales, et vous orienter vers une préparation efficace et extrêmement bien réglée en ce qui concerne le rythme et le choix de révision, puis l’attitude, le mental, et la gestion de l’effort. Pour cela on utilisera 4 rumeurs très récurrentes que l’on tachera de démontrer comme étant infondées.

Sur quoi votre préparation doit inévitablement porter ?

  • Présentation de soi : Cursus, qualités et défauts, expériences professionnelles ou culturelles, hobbies…
  • Vos motivations pour intégrer l’ISCAE
  • Votre projet professionnel
  • L’actualité marocaine

Déroulement de l’oral :

L’oral se déroule en deux temps et donc en deux épreuves distinctes :

  1. Un entretien de personnalité
  2. Un oral d’anglais

#Rumeur n°1 : « Take it easy! »

L’épreuve de l’écrit a touché à sa fin, vous vous sentez libéré d’un poids lourd. La mauvaise nouvelle : vous n’êtes qu’à mi-chemin, mais LA bonne nouvelle est que le plus dur est fait, en vous organisant correctement, il est parfaitement possible de vous préparer aux oraux en toute détente..

1. Retournez au travail

Vous pouvez vous permettre jusqu’à deux jours de repos, à condition de reprendre une cadence de travail soutenue, pour une préparation organisée et méticuleuse mais surtout très ciblée, sans jamais perdre de vue bien évidemment votre objectif initial et en faire un levier de motivation.

Commencez par établir votre plan de bataille.

2. Élaborez votre plan de bataille

Vous devez mettre au point un programme précis de révisions, sans quoi vous risquez de vous retrouver, trois jours avant le début des oraux, à n’avoir abattu que la moitié du travail escompté.

Dressez la liste exhaustive de toutes les révisions à prévoir.

Répartissez celles-ci dans un emploi du temps hebdomadaire, en fixant des plages de travail et en les remplissant d’objectifs précis. Cet emploi du temps, répété sur les journées dont vous disposez, doit vous permettre de balayer l’ensemble du programme de l’oral.

Ne ratez aucune occasion d’assister à des simulations d’oraux (prévus d’ailleurs par l’ISCAE, et inscrivez-vous dès que cela vous ai rendu possible).

L’entraînement est un exercice très formateur pour développer votre éloquence et votre attitude à l’oral, et surtout tachez de vous mettre en conditions réelles.

3. Jouez le jeu !

Préparer un oral peut s’avérer très amusant lorsqu’on sait en faire un exercice ludique.

Travailler avec quelqu’un d’autre permet de se motiver mutuellement et de rendre efficace un exercice fastidieux.

Choisissez bien votre binôme : mettez-vous d’accord avec un bon ami, ou quelqu’un avec qui vous travaillez bien. Il est beaucoup plus facile de ne pas remettre au lendemain si quelqu’un vous attend en bas de chez vous.

Inversez les rôles entre vous : candidats ou jury, et prenez votre rôle d’acteur au sérieux.

4. Vous n’avez jamais passé un oral de votre vie

 Voilà ce qui devrait vous rassurer sans toutefois vous dissuader de bien préparer vos oraux :

  • Le jury cherche simplement à vous connaître, et tester votre attitude face au stress non pas à vous piéger.
  • Le temps de passage ne dépasse pas 20 minutes.
  • Les questions dépendent partiellement de vous, puisque vous pouvez orienter la discussion vers des choses que vous maîtrisez.. Le jury suivra votre cheminement d’idées.
  • Dans les deux épreuves d’oral que vous allez passer, vous serez muni d’un support que vous aurez préparé au préalable et sur lequel portera une partie de votre discussion avec les membres du jury.

Quelques astuces pour aller plus vite et éviter de se perdre dans vos brouillons d’oral :

  1. N’utilisez vos brouillons qu’au recto, et utilisez-en autant que nécessaire, tant que vous numérotez les feuilles dans l’ordre.
  2. Ne faites jamais de phrases complètes que vous seriez tenté de lire. Utilisez des tirets et des points, puis soulignez ce qui est essentiel pour le séparer de l’accessoire.

#Rumeur n°2 : « C’est plus dur que l’écrit »

Notre imagination se plaît à fantasmer sur la difficulté supposée immense des épreuves orales, sur le niveau supposé largement supérieur au nôtre des autres candidats. Mais ce n’est ni aussi compliqué, ni aussi sélectif que les écrits. La vérité c’est que vous y êtes presque. Regardons les faits.

Une très grande majorité des admissibles se tient en très peu de points, il y a donc largement de place de cartonner à l’oral.

Pour une raison qui n’a probablement pas grand-chose de raisonnable, le préparationnaire moyen consacre une grande majorité de son temps de ses efforts à travailler les épreuves écrites des concours et ainsi se retrouve fort dépourvu une fois les oraux venus.

Entrent ensuite en compte des problématiques liées à la non-familiarité des candidats aux particularités de l’oral.

Enfin, évidemment le stress des candidats, est bien souvent un obstacle à la qualité générale de leur prestation.

  • Détendez-vous. Il s’agit plus de gagner des points, mais d’éviter d’en perdre : si vous ne faites pas d’erreurs majeures, vous intégrerez.
  • Visez haut. Vous accrochez maintenant comme vous l’imaginiez peut vous emmener bien plus haut que vous ne l’imaginez.

#Rumeur n°3 : « BE YOURSELF, everyone else is already taken »

Jouez le jeu, c’est bien, mais pas jusqu’à vous faire passer pour ce que vous n’êtes pas.

Il est certain que vous gagnerez à transmettre authenticité et sincérité dans votre discours. Les profils atypiques sont appréciés par le jury, vous devez donc faire ressortir vos traits de personnalité et expériences qui font de vous une personne unique et différente sans jamais tomber dans l’excès. Adoptez une attitude sereine, confiante, mais surtout naturelle.

1. L’attitude : les 3 péchés capitaux de l’admissible, et comment les éviter

  • L’incohérence de la candidature. Quand un candidat tombe dans des contradictions manifestes, il perd toute crédibilité.
  • L’absence manifeste de motivation. Quand un candidat refuse ostensiblement de mettre toutes les chances de son côté pour intégrer une école donnée.
  • Le mauvais calibrage relationnel. Lorsqu’un candidat se trompe largement sur la nature des relations que le jury et lui-même peuvent se permettre d’entretenir l’un envers l’autres.
    • PS : Une arme bien souvent sous-estimée : L’exemple. Bien souvent, le meilleur moyen de répondre à une question est d’utiliser un exemple.

2. La tenue : entrez dans la danse

Aux oraux des concours, ce que vous portez, que vous le vouliez ou non, va aussi parler pour vous. Les candidats viennent donc en costume-cravate, un costume le plus léger possible, vu qu’il fait chaud en juin, à votre taille, et pour la couleur, restez dans le gris, le noir, ou le bleu marine.

Les candidates en tailleur/jupe/pantalon, tissus unis ou rayures très fines, pas de couleurs flashy, coupe ajustée.

Les accessoires peuvent servir de prétexte au jury pour poser une question, trouvez donc pour chacune une explication quelconque (réponse rapide : « parce que je trouve qu’il/qu’elle s’accorde bien avec l’ensemble. »).

3. L’expression : faites-vous comprendre

Bien s’exprimer s’apprend, et se pratique. Parlez lentement, soyez précis, soyez courtois. Et souriez. S’ils semblent favoriser l’improvisation, les exercices oraux répondent au contraire à des normes très strictes. Connaissez ces normes, adoptez une attitude et une présentation qui y adhèrent, et exprimez votre personnalité à l’intérieur de ce cadre. Vous irez loin.


#Rumeur n°4 : « Ce n’est que de la chance »

En dépit de toute l’application que vous investirez à vous préparer, il y aura toujours des éléments sur lesquels vous n’aurez aucune espèce de contrôle (sujet difficile, mauvaise nuit de sommeil, …). Aux oraux ces facteurs sont nettement plus apparents que lors des écrits. Mais devinez quoi ? Vous ne changerez pas ces conditions. La meilleure chose à faire est donc de vous accommoder au mieux.

Soyez positif

Une fois que vous avez fait tout le maximum pour vous préparer, la meilleure attitude est d’accepter de bon cœur les conditions telles qu’elles sont, de se battre avec ses armes, et de rester enjoué malgré tout.

Soyez… cool

Prenons conscience d’une chose ici : le stress est inscrit dans nos gênes. Il est naturel et vous ne l’éliminerez donc pas : tout réside dans votre capacité à l’accepter et le gérer.

Vous n’avez rien à craindre des oraux, et la seule bataille que vous avez à mener est contre vous-même.

Prenez conscience de votre valeur, et réduisez la montagne que vous vous faites des oraux. Le stress se gère et se vainc.

⇒ Restez combatif

C’est la volonté de vous battre, votre capacité à surmonter l’aléa, qui vous permettra de faire la différence entre vos concurrents. Abordez chaque épreuve avec la volonté profonde de saisir toutes les opportunités qui vous seront offertes. Ne baissez jamais les bras, chaque point peut être celui qui fera la différence : battez-vous jusqu’au bout, toujours.

Bon Courage !

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