Citations à retenir Réponse

Tableau récapitulatif des citations à retenir tirées des 3 œuvres au programme

 Les citations sur la Guerre sont ici.

PRENDRE LA MESURE DU TEMPS

SYLVIE

  • « À mesure qu’elle chantait, l’ombre descendait des grands arbres. » (chap. 2)

  • « Quelle heure est-il ? / Je n’avais pas de montre. » (chap. 3)

  • « Ce n’était pas pour savoir l’heure que j’avais acheté cette pendule en Touraine. » (chap. 3)

  • « Tout semblait dans le même état qu’autrefois. » (chap. 9)

MRS DALLOWAY

  • « Les cercles de plomb se dissolvaient dans l’air. » (p. 63, 122, 185, 310)

  • « Mais elle craignait le temps lui-même, et lisait sur le visage de Lady Bruton, comme sur un cadran solaire taillé dans la pierre indifférente, l’amenuisement de la vie. » (p. 98)

  • « Un bruissement semblable au bruissement des feuilles dans un bois lui parvint, par-derrière, accompagné d’une sorte de cadence sonore et régulière, qui, en le rejoignant, martela ses pensées, une deux, une deux, dans Whitehall, sans qu’il y soit pour rien. » (p. 126)

  • « À chacun de ses patients, Sir William consacrait trois quarts d’heures de son temps. […] Le sens de la mesure, de la divine mesure, son idole, Sir William l’avait acquis en faisant ses tournées. » (p. 191, 192)

ESSAI

  • « Le temps entre dans les formules de la mécanique, dans les calculs de l’astronome et même du physicien, sous forme de quantité. » (p. 80)

  • « Si la mécanique ne retient du temps que la simultanéité, elle ne retient du mouvement lui-même que l’immobilité. » (p. 87-88)

  • « C’est toujours à une extrémité de l’intervalle que la mathématique se place, si petit qu’elle le conçoive. Quant à l’intervalle lui-même, quant à la durée et au mouvement, en un mot, ils restent nécessairement en dehors de l’équation. » (p. 89)

  • « La durée proprement dite n’a pas de moments identiques ni extérieurs les uns aux autres, étant essentiellement hétérogène à elle-même, indistincte, et sans analogie avec le nombre. » (p. 89)

PERCEVOIR DANS LE TEMPS

SYLVIE

  • « C’était un souvenir de la province depuis longtemps oubliée, un écho lointain des fêtes naïves de la jeunesse. » (chap. 1)

  • « Cet état, où l’esprit résiste encore aux bizarres combinaisons du songe, permet souvent de voir se presser en quelques minutes les tableaux les plus saillants d’une longue période de la vie. » (chap. 2)

  • « Il est temps encore. » (chap. 3)

  • « Je cherche parfois à retrouver mes bosquets de Clarens perdus au nord de Paris, dans les brumes. Tout cela est bien changé ! » (chap. 14)

MRS DALLOWAY

  • « Si je devais mourir à l’instant, ce serait, à l’instant, le bonheur suprême. » (p. 104)

  • « Mais la force vitale indomptable qui piétine les foules hostiles, la rivière qui dit avançons, avançons. » (p. 118)

  • « Et pourtant, la vie savait ajouter un jour à un autre jour. » (p. 145)

  • « Ce qui était amusant, quand on rentrait en Angleterre au bout de cinq ans, c’était la façon dont, en tous les cas les premiers jours, on se mettait à voir les choses comme si on ne les avait jamais vues. » (p. 153)

  • « La vie à elle seule, chaque seconde, chaque goutte de vie, l’instant présent, là, maintenant, au soleil, à Regent’s Park, cela suffisait. » (p. 165)

ESSAI

  • « dans les profondeurs de la conscience […], nous nous trouvons en présence d’une multiplicité confuse de sensations et de sentiments que l’analyse seule distingue. » (p. 65)

  • « les faits de conscience, même successifs, se pénètrent, et dans le plus simple d’entre eux peut se réfléchir l’âme entière. » (p. 73)

  • « Ce qu’il faut dire, c’est que notre sensation se modifie en se répétant, et qui elle ne me paraît pas changer du jour au lendemain, c’est parce que je l’aperçois maintenant à travers l’objet qui en est cause, à travers le mot qui la traduit. » (p. 98)

SE PENSER DANS LE TEMPS

SYLVIE

  • « C’était, nous dit-on, la petite-fille de l’un des descendants d’une famille alliée aux rois de France ; le sang des Valois coulait dans ses veines. » (chap. 2)
  • « Je suis entré au bal de Loisy à cette heure mélancolique et douce encore où les lumières pâtissent et tremblent aux approches du jours. » (chap. 8)
  • « Telles sont les chimères qui charment et égarent au matin de la vie. » (chap. 14)
  • « Les illusions tombent l’une après l’autre, comme les écorces d’un fruit, et le fruit, c’est l’ex »périence. » (chap. 14)

MRS DALLOWAY

  • « Je ne suis pas vieux, s’écria-t-il, en remontant Whitehall, comme si se déroulait là, venant jusqu’à lui plein de vigueur, sans fin, son avenir. » (p. 125)
  • « car il était tôt, il était encore très tôt » (p. 131)
  • « La scène finale, la scène terrible qui, croyait-il, avait plus compté que quoi que ce soit d’autre dans sa vie entière (c’était peut-être une exagération, mais il n’avait pas changé de sentiment à ce sujet), avait eu lieu à trois heures de l’après-midi par une journée de forte chaleur. » (p. 143)
  • « L’avantage de vieillir, se disait-il, en sortant de Regent’s Park, son chapeau à la main, c’est tout simplement que les passions demeurent aussi vives qu’auparavant, mais qu’on a acquis – finalement – la faculté qui donne à l’existence sa saveur suprême, la faculté de prendre ses expériences et de les faire tourner, lentement, à la lumière. » (p. 165)

ESSAI

  • Quand nous rêvons : « Nous ne mesurons plus alors la durée, mais nous la sentons. » (p. 94)
  • « Tous les jours j’aperçois les mêmes maisons, et comme je sais que ce sont les mêmes objets, je les désigne constamment par le même nom, et je m’imagine aussi qu’elles m’apparaissent toujours de la même manière. » (p. 96)
  • « si l’impression d’aujourd’hui était absolument identique à celle d’hier, quelle différence y aurait-il entre percevoir et reconnaître, entre apprendre et se souvenir ? » (p. 97)

REPRÉSENTER LE TEMPS

SYLVIE

  • L’image d’Aurélie est « comme les heures divines qui se découpent, avec une étoile au front, sur les fonds bruns des fresques d’Herculanum ! » (chap. 1)
  • « Des jeunes filles dansaient en rond sur la pelouse en chantant de vieux airs transmis par leurs mères, et d’un français si naturellement pur, que l’on se sentait bien exister dans ce vieux pays du Valois où, pendant plus de mille ans, a battu le cœur de la France. »
  • « Nous pensions être au paradis » : certaines tournures archaïques, souvent empruntées à des chants populaires, donnent à l’œuvre une patine ancienne. (chap. 2)

MRS DALLOWAY

  • « Ah, dit l’église Saint-Margaret, comme une hôtesse qui entre dans son salon à l’heure juste et trouve ses invités déjà là. » (p. 124)
  • « Je veux m’avancer tout droit vers cette altière silhouette qui, d’un simple mouvement de la tête, m’emportera sur ses rayons poudreux et me laissera me pulveriser avec le reste. » (p. 135)
  • «  »Il est temps », dit Rezia. / Le mot  »temps » brisa sa coque ; répandit sur lui ses richesses ; et de ses lèvres tombèrent comme des coquillages, comme les copeaux d’un rabot, sans qu’il ait à les former, des mots durs, blancs, impérissables, qui s’envolèrent pour aller s’attacher, chacun à sa place, au sein d’une ode au Temps. » (p. 152)

ESSAI

  • « La conscience, tourmentée d’un insatiable désir de distinguer, substitue le symbole à la réalité, ou n’aperçoit la réalité qu’à travers le symbole. » (p. 95-96)
  • « Non seulement le langage nous fait croire à l’invariabilité de nos sensations, mais il nous trompera parfois sur le caractère de la sensation éprouvée. » (p. 98)
  • « Que si maintenant quelque romancier hardi, déchirant la toile habituellement tissée de notre moi conventionnel, nous montre sous cette logique apparente une absurdité fondamentale, sous cette juxtaposition d’états simples une pénétration infinie de mille impressions diverses qui ont déjà cessé d’être au moment où on les nomme […]. Il nous a remis en présence de nous-mêmes. » (p. 99-100)

TEMPS INDIVIDUEL ET TEMPS COLLECTIF

SYLVIE

  • « Nous vivions alors dans une époque étrange, comme celle qui d’ordinaire succède aux révolutions ou aux abaissements des grands règnes. » (chap. 1)
  • « sans savoir alors que nous ne faisions que répéter d’âge en âge une fête druidique survivant aux monarchies et aux religions nouvelles. » (chap. 1)
  • « Oui, ce temple tombe comme tant d’autres, les hommes oublieux ou fatigués se détourneront de ses abords, la nature indifférente reprendra le terrain que l’art lui disputait ; mais la soif de connaître restera éternelle, mobile de toute force et de toute activité !» (chap. 9)

MRS DALLOWAY

  • « Le temps claque contre le mât. Là nous nous arrêtons ; là nous nous tenons debout. Rigide, le squelette des habitudes soutient seul la charpente humaine. Dans laquelle il n’y a rien, se dit Peter Walsh ; se sentant creusé, vidé de l’intérieur. » (p. 124)
  • « Comme les battements d’un cœur en parfait état, la vie imposait son rythme aux rues. » (p. 131)
  • « il aimait la continuité ; et le sentiment de perpétuer les traditions du passé. » (p. 216)

ESSAI

  • [Entre le moi superficiel et le moi profond,] nous nous contentons plus souvent du premier, c’est-à-dire de l’ombre du moi projetée dans l’espace homogène. » (p. 95)
  • « La vie consciente se présente sous un double aspect, selon qu’on l’aperçoit directement ou par réfraction à travers l’espace. » (p. 102)
  • « Une vie intérieure aux moments bien distincts, aux états nettement caractérisés, répondra mieux aux exigences de la vie sociale. » (p. 103)

Voir aussi :

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