Conseils pratiques pour la traduction Réponse

L’épreuve de traduction, notamment aux concours de langues regroupe deux épreuves écrites : le thème et la version. Chacune valide une compétence particulière mais toutes deux visent à vérifier la compréhension et l’expression du candidat. C’est pourquoi il convient de s’entraîner à lire et à rédiger de façon régulière et réfléchie.Les textes proposés dans l’enseignement sont en majorité de type littéraire, sauf dans les concours d’entrée aux grandes écoles scientifiques ou commerciales. La spécificité scripturaire de ces textes nécessite un entraînement à la traduction des effets de langue et de style et à la désambiguïsation des énoncés. Car il s’agit de textes à dominante rhétorique dont la difficulté majeure provient avant tout de la multiplicité des lectures possibles.
Dans cette optique, le candidat ne peut faire l’économie d’une analyse préalable du contenu thématique et des structures linguistiques avant d’aborder la phase de traduction proprement dite. Il devra être attentif en particulier aux métaphores et aux connotations des mots dans le texte à traduire.

Conseils méthodologiques

  • Lire attentivement l’énoncé à traduire, plusieurs fois, car cela aide à la compréhension du sens global avant d’entrer dans le détail.
  • S’interroger sur l’auteur et sur le genre du texte, car le sens des mots dépend souvent de l’époque d’écriture.
  • Faire la première traduction sans l’aide du dictionnaire, même pour les mots inconnus, en essayant de déduire leur sens du contexte.
  • Connaître le régime des verbes (transitif, intransitif, direct, indirect) dans chacune des langues (ex. « autoriser, écouter » sont transitifs directs en français, indirects en arabe s « سمح ب / استمع إلى »).
  • Prêter une attention particulière aux prépositions et aux adverbes, aux temps et aux aspects verbaux (Attention à la concordance !).
  • Faire attention au sens induit par les prépositions lors de la traduction, car un verbe a plusieurs sens selon la préposition utilisée (ex. en arabe : « رغب في / عن ، أشار إلى / على »).
  • Relire systématiquement la traduction afin d’éliminer les erreurs d’inattention et les fautes d’orthographe les plus courantes (le « s » du pluriel, le « e » du féminin, etc.).
  • Veiller à présenter un texte final sans aucun blanc ni solutions de traduction multiples. Le choix de l’équivalence incombe au candidat et non au correcteur.

Conseils techniques

  • Ne pas traduire les noms propres (personnages, lieux, etc.) sauf lorsqu’ils ont un équivalent connu dans la langue d’arrivée (ex. Marie, مريم, Cordoue, قرطبة). Sinon, utiliser un système de transcription et s’y conformer rigoureusement.
  • Faire attention à la ponctuation parce qu’elle modifie parfois le sens de l’énoncé à traduire (ex. les virgules dans les appositions).
  • Adopter le tiret et les guillemets en début de ligne dans les dialogues, c’est-à-dire où la réplique est introduite par « قال » (il dit, il déclare) en arabe.
  • Prêter une attention particulière aux accents en français parce qu’ils ont une influence sur la valeur sémantique des mots (ex. « a » = posséder, « à » = vers…).
  • Choisir le sens le plus approprié au contexte lorsqu’un mot ou une expression sont polysémiques, et cela même s’il s’agit d’un sens rare.
  • Faire attention au registre et au niveau de langue parce qu’ils déterminent le type d’équivalence (ex. familier, classique, dialectal, …).
  • Rechercher des équivalences idiomatiques aux interjections et aux collocations (ex. « Ah ! Oh ! Euh… », « Bienvenue ! », « Amicalement vôtre », etc.).

À propos des « procédés de traduction »

  • Ne pas recourir à l’emprunt sauf s’il est consacré par l’usage dans la langue d’arrivée (ex. « Vitamines, Computer, Internet » en arabe).
  • Faire attention au calque lexical, autrement dit ne pas emprunter le sens d’un mot ou d’une expression en même temps que sa traduction littérale (ex. « jouer un rôle » = لعب دورا ).
  • Ne pas faire de calque de structure en gardant l’ordre initial des mots de la phrase (ex. « Sur la banquette arrière de la voiture, contemplant le paysage qui défilait, la jeune femme… »).
  • Donner des équivalences culturellement pertinentes, notamment pour les faits de société et les références littéraires (ex. « la fête, un harpagon, un tartuffe, … »).
  • Penser à étoffer la traduction lorsque cela est nécessaire (ex. « il pataugeait » = كان يخبط خبط عشواء ).
  • Acquérir les réflexes de base de la transposition du français vers l’arabe :
    • verbe  nom (verbal) : Ex.
      voyager léger, lire à haute voix = القراءة بصوت مسموع / السفر بدون أمتعة
    • adjectif  nom (verbal) : Ex.
      mauvaise utilisation, mauvaise fabrication = رداءة الصّنع / سوء استعمال
    • adverbe  verbe : Ex.
      répondre tardivement, rentrer tard = تأخّر في الرّجوع / تباطأ في الردّ

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